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Contexte de la Négo: Pourquoi les NAO ? ![]() La pire négociation sur les salaires s’est donc achevée. Engagée dans un contexte marqué par un plan de rupture conventionnelle collective, elle s’est déroulée dans un climat particulièrement rigide, instauré par la direction qui n’a pas voulu faire la moindre concession. L’ensemble des organisations syndicales a été unanime pour dénoncer à la fois la faiblesse des propositions salariales de la direction et la manière dont cette négociation a été conduite. C’est donc en cohérence avec ce constat que nos organisations syndicales — CFE-CGC, CGT, FO et Lien-UNSA — ont décidé de ne pas signer cet accord. En effet, signer un tel texte reviendrait à cautionner la politique salariale du groupe Capgemini, qui n’a communiqué les bénéfices de l’UES qu’après la 4e réunion de négociation et n’a cessé de dramatiser la situation économique du groupe alors que les résultats Groupe et France en 2025 sont bons :
Cependant d’autres organisations syndicales ont signé le projet d’accord. N’ayant toutefois pas atteint la majorité nécessaire, ces syndicats avaient la possibilité de demander l’organisation d’un référendum auprès des salariés, ce qu’ils n’ont pas fait et qui interroge sur leurs réelles convictions et leur volonté d’aider les salariés à défendre leur intérêt ! Nous sommes donc aujourd’hui face à un constat d’échec. À ce stade, la direction a décidé d’appliquer unilatéralement une mesure anecdotique (en termes de budget) de revalorisation de 5% des primes de travail de nuit et posté. La revalorisation de ces primes était de toute façon obligatoire. Plus généralement, nous dénonçons la politique salariale actuelle - gel des augmentations individuelles, budget quasi nul de la négociation sur les salaires, pas d’intéressement et participation réduite - qui sert à financer les 2409 suppressions de postes via la Rupture Conventionnelle Collective. Nous tenons à rappeler que la direction porte l’entière responsabilité de cet échec, tant par la manière dont elle a mené cette négociation, la limitant à des réunions de présentation sans la moindre concession, que par des propositions largement en deçà des attentes et des enjeux. Ce blocage résulte clairement de ses choix, et non de ceux des organisations syndicales. Nous demandons désormais la (ré)ouverture de réelles négociations afin d’instaurer un véritable dialogue social et d’aboutir à des mesures à la hauteur des attentes des salariés. |
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